Résident de Warrigal

9 novembre 2023

Fred, 91 ans

« Nous avions quatre garçons. J'avais passé un pacte avec ma femme : si le plus jeune était un garçon, nous irions en Australie, et si c'était une fille, nous resterions à la maison. Et c'était un garçon. Quelques mois plus tard, nous voilà donc sur le bateau, en route pour l'Australie… »

« Nous avions quatre garçons. J'avais passé un pacte avec ma femme : si le plus jeune était un garçon, nous irions en Australie, et si c'était une fille, nous resterions à la maison. Et c'était un garçon. Quelques mois plus tard, nous voilà donc sur le bateau, en route pour l'Australie… »

Je suis né en Belgique. À l'âge de 8 ans, comme mon père était néerlandais, et que c'était les années de la Grande Dépression, nous avons dû retourner aux Pays-Bas. J'ai donc grandi aux Pays-Bas.

Je suis parti deux ans avec l'armée néerlandaise en Indonésie… J'ai rencontré ma femme avant mon départ. Je lui ai demandé si elle voulait m'attendre. Nous nous sommes écrit des lettres, elle les a toutes conservées…

Nous avions quatre garçons. J'avais passé un pacte avec ma femme : si le benjamin était un garçon, nous partirions en Australie, et si c'était une fille, nous resterions aux Pays-Bas. Et c'était un garçon. Quelques mois plus tard, nous étions donc sur le bateau pour l'Australie… Avec quatre garçons, nous pensions qu'il valait mieux leur offrir un bel avenir qu'en restant aux Pays-Bas… les opportunités y étaient bien plus nombreuses. Six ans plus tard, nous avons eu une fille ; nous n'en revenions pas.

Avoir 90 ans, hein, c'était quelque chose ! Mais je dois continuer, car on m'appelle comme mon grand-père, et il a vécu jusqu'à 99 ans. Vu ma forme actuelle, je pense que je pourrais y arriver !
Y a-t-il eu un bal à votre fête ?
 Non, ma femme n'était pas là. Ma femme, Johanna. C'était ma partenaire de danse. Nous avons dansé la valse anglaise, le tango, le fox-trot, le slow fox, nous avons beaucoup dansé, ma femme et moi… Ma fille, elle danse très bien. Mais les garçons sont plus intéressés par le football… Nous, on dansait vraiment bien.

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